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Violences basées sur le genre (VBG) au Bénin: Zoom sur les composantes de la prise en charge des victimes 

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La prise en charge des victimes et survivants-es de Violence basée sur le genre (VBG) au Bénin est composée d’un paquet de prestations et de services pour la résilience et l’autonomisation des bénéficiaires. Zoom sur les composantes de cette prise en charge et les portes d’accès.

Le contexte institutionnel et juridique de prévention et de réponse aux Violences basées sur le genre (VBG) au Bénin évolue. Son évolution marquée notamment par la création de l’Institut national de la femme (INF) en juin 2021 et la promulgation de la loi N°2021-11 du 20 décembre 2021 portant mesures spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe des personnes et de protection des femmes en République du Bénin a conduit à la révision en 2023, des Procédures opérationnelles standardisées (POS) pour la prise en charge des personnes victimes desdites violences, élaborées en 2014. Ceci, sous l’égide du Ministère des affaires sociales et de la microfinance (MASM). C’est dans le but d’une action multisectorielle coordonnée avec les services sociaux et sanitaires, les autorités judiciaires, les acteurs intervenant dans le domaine des droits humains, les corps de sécurité et les communautés pour une prise en charge adéquate et concertée des victimes. 

Suivant les POS/VBG révisées, une prise en charge de VBG au Bénin comporte (05) domaines d’intervention à savoir le soutien psychologique ; l’accompagnement social ; la prise en charge médicale ; la prise en charge psychologique ; l’assistance juridique et judiciaire. Il y est précisé que le soutien psychologique est essentiellement basé sur l’écoute et permet de rassurer la victime et la libérer de son anxiété. L’accompagnement social se veut un processus d’interventions sociales et d’aide à la personne qui comprend plusieurs phases dont la rencontre de la victime ; la collecte des informations ; l’analyse et l’évaluation diagnostique ; l’identification des actions à court, moyen et long terme ; la définition des stratégies et moyens de mise en œuvre ; l’opérationnalisation ; le suivi-évaluation. « La prise en charge médicale consiste à administrer les soins médicaux adéquats aux personnes impliquées. La délivrance du certificat médical est assurée par un médecin ou un agent mandaté. Elle prend en compte les agressions sexuelles et physiques », lit-on. 

Quant à la prise en charge psychologique, le processus consiste à apporter un soutien ou à donner une thérapie à une personne ayant subi un traumatisme suite à des violences qui l’affectent sur les plans physique, émotionnel, physiologique et social. S’agissant de l’assistance juridique, elle comprend notamment les services d’accueil, d’orientation, d’accompagnement, d’information, de conseils juridiques offerts à des plaignantes, y compris l’aide à la rédaction d’actes de préparation de procédures éventuelles ou de prise de mesures conservatoires. En termes d’assistance judiciaire, les victimes bénéficient d’un accompagnement devant les juridictions avec le concours d’avocats.

Les voies de recours

Pour bénéficier de ces services, les personnes victimes peuvent recourir à l’Institut national de la femme (INF) ; les Guichets uniques de protection sociale (GuPS) ; les centres de santé ; les commissariats de Police, les Centres intégrés de prise en charge des victimes et des survivants(es) de violences basées sur le genre (CIPEC-VBG), les Organisations non gouvernementales.  

Le modèle de prise en charge en cours au Bénin permet qu’au niveau des CIPEC, la victime ait accès à l’intégralité des composantes. « Il faut qu’au même endroit la victime puisse bénéficier de toutes ces composantes », fait savoir le médecin coordonnateur du CIPEC-VBG de Cotonou, Dr Guy Bio Yérima. Le rôle des CIPEC, selon lui, est d’offrir la prise en charge holistique des cas de victimes et de survivants(es) des VBG. Au moins, les volets social, psychologique et médical y sont disponibles. L’Institut national de la femme (INF), parmi les portes d’entrée, se particularise par son pouvoir d’ester en justice dont il dispose.

Avec CeRADIS-ONG, membre de l’Alliance Droits & Santé 

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